Suppression de trains par manque de conducteurs, un nouveau mauvais coup porté aux usagers du train


Grenoble, le 4 avril 2016

Communiqué de presse

Suppression de trains par manque de conducteurs,
un nouveau mauvais coup porté aux usagers du train

8 trains vont être supprimés chaque jour sur la ligne GRENOBLE-LYON

En raison d’un manque de conducteurs, 21 TER vont être supprimés quotidiennement en Auvergne-Rhône-Alpes à partir du 4 avril et jusqu’à début juillet, dont huit entre Grenoble et Lyon. Les usagers vont de nouveau être pénalisés par des conditions de transports dégradées. On a du mal à comprendre qu’une grande entreprise comme la SNCF ne sache mettre en place une gestion prévisionnelle de ses effectifs, surtout à cette échelle …

Ces suppressions de trains s’ajoutent à la trop longue liste des perturbations que subissent les usagers sur les lignes TER :

Les retards

Des retards et suppressions de trains sont déjà subis par les usagers notamment sur la ligne Grenoble-Lyon qui fait toujours partie des lignes « malades ». La SNCF assure qu’elle travaille sur ce sujet, mais pour les usagers, les progrès ne sont pas visibles. La réputation de trains toujours en retard fait hésiter de nombreux automobilistes à quitter leur voiture pour utiliser le TER ce qui rendrait pourtant de grands services pour limiter les bouchons aux entrées de l’agglomération grenobloise.

Une gestion des travaux toujours plus pénalisante pour le quotidien des usagers

Les travaux d’entretien ou de modernisation sont indispensables, mais par souci d’économies, la SNCF les planifie de jour en coupant de plus en plus souvent les voies ou les lignes, ce qui entraîne alors la suppression des trains. Les usagers doivent reprendre la voiture ou bien subir l’augmentation des temps de trajet ou des temps d’attente.

Une information des usagers toujours défaillante

Les progrès faits par la SNCF en ce domaine restent insuffisants : deux semaines avant le début des travaux de la gare de Grenoble dans le cadre de l’opération Pole Multimodal, les usagers n’avaient toujours pas été avertis des suppressions de trains qui pourtant les obligeaient à changer leurs horaires et à rentrer plus tard chez eux le soir.

Des mouvements sociaux trop fréquents

Depuis le 1er janvier 2016, il y a eu 26 jours pour lesquels un préavis de grève a été déposé en Rhône-Alpes. Quelle entreprise détient un tel record ? Pense-t-on aux usagers ?

Avec cette nouvelle affaire de manque de conducteurs, la coupe est pleine. Une prise de conscience est nécessaire au plus haut niveau pour enrayer la dégradation des services des TER. Les dessertes TER font partie des solutions pour désengorger les routes, encore faut-il qu’elles présentent un minimum de fiabilité !

L’application de pénalités ne suffira pas si la Région et les usagers ne s’impliquent dans le suivi des plans d’amélioration. La crédibilité du transport public nécessite une véritable réaction sans attendre une nouvelle dégradation.

Au delà d’une indemnisation des usagers pour cette nouvelle dégradation des conditions de transport par une réduction du prix des abonnements, l’ADTC demande que toutes les difficultés soient mises sur la table et qu’au delà de la langue de bois, la SNCF montre à la Région et aux usagers sa volonté de redresser la situation en mettant les informations sur la place publique et en présentant ses plans d’actions faisant l’objet d’un suivi périodique public et transparent.

Contact :

  • François Lemaire, vice-président
  • Emmanuel Colin de Verdière, secrétaire
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TER en gare de Grenoble

5 avril 2016

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